extraits de livres

Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 15:35
 
 
·        Philosophie de vie
 
 
Nous remarquons rarement que nous vivons au milieu de l’extraordinaire.
 
Nous ne comprenons le miracle de la vie que lorsque nous laissons arriver l’inattendu.
 
L’être qui fait attention au jour qu’il est en train de vivre découvre l’instant magique.
 
Nous sommes notre plus grande surprise. (…) Il suffit de croire, d’accepter, de ne pas avoir peur de commettre quelques erreurs.
 
 
C’est en marchant que se fait le chemin.
 
Ici, un jour, j’ai cru avoir perdu ma route. En réalité, je l’avais retrouvée.
 
 
Ne pas savoir quelle décision prendre est la pire des souffrances.
 
 
Une chute du troisième étage fait autant de dégâts qu’une chute du centième étage. Si je dois tomber, qu’au moins je tombe de très haut.
 
 
Le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise.
 
 
 
 
·        L’amour
 
La vie spirituelle n’est rien d’autre que l’amour.
 
 
Celui qui aime a besoin de savoir se perdre et se trouver.
 
 
Les mots (…) ne servent à rien. L’amour se découvre dans l’acte d’aimer.
 
 
Je sais que l’amour est comme les barrages : si vous laissez une fissure par où puisse s’infiltrer un filet d’eau, peu à peu celui-ci ronge les murs, et il arrive un moment où personne ne peut plus contrôler la vitesse du courant. Si les murs s’effondrent, l’amour s’empare en maître de tout ; il n’y a plus qu’à se demander ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, si l’on peut ou non garder à son côté l’être aimé… Aimer c’est perdre le contrôle.
 
 
L’amour ne pose pas beaucoup de questions, parce que, si nous commençons à réfléchir, nous commençons à avoir peur. C’est une peur inexplicable, il ne sert à rien de vouloir l’exprimer par des mots. Ce peut être la peur d’être méprisé, de ne pas être accepté, de rompre le charme. Cela peut paraître ridicule, mais c’est comme ça. C’est pourquoi on ne pose pas de questions, on agit. (…) On court le risque.
 
 
Il n’est rien de plus profond que l’amour. Dans les contes pour enfant, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
 
 
 
 
·        L’Autre
 
-         L’Autre est celui que l’on m’a appris à être, mais qui n’est pas moi. Il croit que les hommes doivent passer toute leur existence à réfléchir à la façon de gagner de l’argent s’ils ne veulent pas mourir de faim dans leur vieillesse. Tant ils réfléchissent, tant ils font de plans, qu’ils s’aperçoivent qu’ils sont vivants seulement au moment où leurs jours sont sur le point de s’achever. Mais alors il est trop tard.
-         Et toi, qui es-tu ?
-         Je suis comme n’importe lequel d’entre nous s’il écoute son cœur. Quelqu’un qui s’émerveille sur le mystère de la vie, qui est ouvert aux miracles, se réjouit et s’enthousiasme de ses actes. Simplement, l’Autre, par crainte d’être déçu ne me laissait pas agir.
-         Mais la souffrance existe.
-         Ce qui existe, ce sont les échecs. Personne n’y échappe. Aussi mieux vaut-il perdre quelques combats en luttant pour ses rêves que d’être battu sans seulement savoir pour quoi on lutte.
-         C’est tout ?
-         Oui. Mais après cette découverte, je me suis éveillé, bien décidé à être ce que j’avais toujours voulu être en réalité. L’Autre est resté là, dans ma chambre, à me regarder, mais je ne l’ai plus laissé entrer, bien qu’il ait parfois cherché à me faire peur en me mettant en garde contre le risque de ne pas penser à l’avenir. Du jour où j’ai chassé l’Autre de ma vie, l’énergie divine a opéré ses miracles.
 
 
 
 
·        Psychologie
 
Certaines personnes sont brouillées avec quelqu’un, brouillées avec elles-mêmes, brouillées avec la vie. Alors, elles se jouent une pièce de théâtre et en écrivent le canevas d’après leurs frustrations. (…) Mais le malheur est que ces gens-là ne peuvent pas jouer la pièce tout seuls. Ils se mettent donc à convoquer d’autres acteurs. (…) Attention ! Quand on entre dans ce jeu, on en sort toujours perdant.
C’est exactement ce qu’a fait ce type là-bas. Il voulait prendre sa revanche, et il nous a choisis pour cela. Si nous avions plié devant son interdiction, maintenant nous le regretterions, nous aurions le sentiment d’avoir été roulés. Nous aurions accepté de faire partie de son existence mesquine et de ses frustrations.
 
 
Extraits de « Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré » - Paolo Coelho
Par Kitou - Publié dans : extraits de livres
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